Happy Mâle
Happy Mâle
« Quand mes yeux croisent les tiens au hasard des vibrations de la rame, aïe.
Je sens le danger. Je sens que je suis un danger.
Je détourne le regard, vite.
J’ai vu dans le tien ce que je suis.
Prédateur. Identifié. »



Création 2016
Durée 1h
Tout public à partir de 14 ans
Équipe en tournée
Écriture, chorégraphie, mise en scène Eliakim Sénégas-Lajus
Avec Athéna Amara, Raphaël Bocobza, Lola Gutierrez
Happy Mâle est parti de l’envie de mener un questionnement scénique de la domination masculine, dans la manière dont elle imprègne nos imaginaires. En expérimentant différentes paroles et différentes corporalités, l’enjeu pour nous est de tenter de saisir ce qui ne cesse de nous échapper : notre propre construction de genre, et ce qu’elle construit en retour.Dans l’optique de déployer ces interrogations, nous nous attardons sur des situations de l’intime où se révèlent des clivages liés à la domination masculine, dans de petites choses de l’enfance, du quotidien, et dans l’apprentissage de la sexualité. Le mouvement vient alors prendre le relai de la parole pour mieux accompagner les personnages dans l’élaboration en direct de leur pensée.
Fruit d’une élaboration plurielle, le spectacle tel que nous le jouons aujourd’hui est l’héritier de recherches artistiques et documentaires de plusieurs années, qui ont donné naissance au texte de la pièce, dont la première version date de 2016.Auteur et metteur en scène de la pièce, je suis un homme, qui m’exprime depuis cette position : dire l’apprentissage de la grammaire genrée de la virilité a été le premier pas dans l’élaboration de la pièce. Le croisement de périodes d’écriture à la table et de périodes d’écriture de plateau a ensuite donné naissance aux matériaux textuels et chorégraphiques qui composent le spectacle.Celui-ci s’est alors enrichi au gré des interprètes qui l’ont repris, en rapport avec des lectures, des expériences, vécues ou rapportées, et avec l’actualité – le contexte #metoo a par exemple fourni une matière riche à nos préoccupations, en faisant notamment évoluer la manière dont est reçue la pièce par le public.
Équipe de création
À partir d'un travail de création avec Thomas Couppey & Myriam Jarmache
Collaboration artistique à l'écriture Camille Girard-Chanudet
Collaborations artistiques reprises de rôle Dounia Brousse, Clément Debœur, Laura Elias, Pauline Letourneur, Fatou Malsert, Simon Peretti, Julien Picard, Clara Ruestchmann
Mentions
Une production du Théâtre au Corps
Coproductions PSPBB-ESAD, École Supérieure d'Art Dramatique de Paris
Soutiens Ministère égalité femmes-hommes (délégation départementale de la Vienne), collectif du 8 mars Poitiers, Conservatoire de Grand Poitiers, École Normale Supérieure de Paris, CROUS Paris, Sciences Po Paris, Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Réseau Actée, Théâtre de Belleville

Eliakim Sénégas-Lajus, Myriam Jarmache et Thomas Couppey, festival d'Avignon OFF 2019 © Christophe Raynaud de Lage
UN JOYEUX CHANTIER DE DÉCONSTRUCTION
Alors qu'une forme de légèreté nous semble nécessaire pour nous attaquer en profondeur à ces facteurs d’oppression, nous cherchons à établir un rapport de proximité avec le public. En représentations tout-public, un buffet, une bibliothèque de compagnie et des jeux sont proposés, comme une invitation à prolonger l’échange initié par le moment de la représentation dans un temps convivial.
Lors des représentations en milieu scolaire, un atelier-rencontre est proposé aux élèves à la suite de la représentation, d'une durée d'une heure également. Le spectacle peut en effet s'adapter à des lieux non dédiés, y compris des établissements scolaires, et jouer dans n'importe quel espace suffisamment grand pour dégager une aire de jeu de 6x5m, autour de laquelle le public peut être disposé en configuration tri-frontale, ou en arc de cercle, selon la configuration du lieu, et à condition de laisser un mur libre.
Représentations
2026
Lycée Rosa Parks, Thionville (57) : 1
Lycée Louis Vincent, Metz (57) : 1
Collège Jean Monnet, Lusignan (86) : 1
Collège du Jardin des Plantes, Poitiers (86) : 1
Lycée Henri IV, Béziers (34) : 1
2025
Médiathèque de Bressuire (79) : 1
2024
Lycée Henri IV, Béziers (34) : 3
2023
Lycée des Sicaudières, Bressuire (79) : 2, dont 1 tout-public
Lycée Genevoix, Bressuire (79) : 2
Lycée des 2 Caps, Marquise (62) : 1
Collège Clovis Pin, Poitiers (86) : 1
LPII du Futuroscope, Jaunay-Marigny (86) : 2
Collège Gérard Philipe, Niort (79) : 1
Le Créa, Étaules (17) : 1
Collège Jean Moulin, Chartres (28) : 1
2022
Lycée Louis Vincent, Metz (57) : 2
Collège des Hauts de Blémont, Metz (57) : 1
Lycée Louis Vincent, Metz (57) : 2, dont 1 tout-public
Lycée Cazin, Boulogne sur mer (62) : 4
Collège François Rabelais, Niort (79) : 3
MDE Université Paul Valéry, Montpellier (34) : 1
Collège la Pajotterie, Chateauneuf en Thymerais (78) : 1
Lycée Marie Laurencin, Mennecy (91) : 1
2021
Îlot Sauvage, Festival Impulsion Femmes, Niort (79) : 1
Lycée Mistral, 11-Avignon (84), festival Avignon OFF : 6
Grand Parquet, Théâtre Paris-Villette (75) : 1
Collège André Brouillé, Couhé (86) : 2
2020
Festival Traverse (79) : 1
2019
Théâtre de la Reine Blanche (75) : 5
Théâtre Transversal (84), festival Avignon OFF : 21
Paris Anim' Les Halles (75), festival Acte et Fac - rappels : 1
Le Local, Poitiers (86), avec le Collectif du 8 mars : 1
La Rousse, Niort (19) : 1
2018
Théâtre de la Bastille, Paris (75), festival Acte et Fac : 1
Théâtre de la Cité Internationale, Paris (75), festival Écarts : 1
MDE, Université de Poitiers (86) : 1
2017
Espace Beaujon, Paris (75) : 2
Théâtre el Duende, Ivry (94), festival Traits d'union : 2
2016
Théâtre Nicole Loriaud, École Normale Supérieure (75) : 3
ARCHIVE PRESSE
« La question criante, hurlante que pose Happy Mâle, c’est celle de l’éducation que l’on donne, autant aux filles qu’aux garçons. Cette image du conquérant, du chevalier, de l’homme fort fait en cela autant souffrir que l’injonction à être apprêtée, silencieuse, en retrait.
Happy Mâle montre ainsi le malaise, le mal-être que créent ces injonctions pour qui se sent incapable d’y obéir, incapable de s’y soumettre. Le binôme splendide que forment Myriam Jarmache et Thomas Couppey l’incarne avec brio. Tant dans la danse que par le texte magnifique que signe Eliakim Sénégas-Lajus.
La danse parvient finalement à faire tomber ces codes de genre et crée une chorégraphie d’égalité, une chorégraphie mixte, pleinement mixte, qui transfigure l’assignation des rôles, imagine un espace de liberté dans lequel chacun-e peut s’épanouir tel-le qu’il ou elle veut être, en respect avec ses aspirations, ses rêves, ses préférences. C’est un spectacle coup de cœur de Bulles de Culture. »
Morgane PATIN, Bulles de culture, 2019



